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La Peur - Révélation inattendue dun métier - Leporella - La Femme et le Paysage - Le Bouquiniste Mendel - La Collection Invisible Stefan Zweig

La Peur - Révélation inattendue dun métier - Leporella - La Femme et le Paysage - Le Bouquiniste Mendel - La Collection Invisible

Stefan Zweig

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ISBN :
Kindle Edition
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 About the Book 

Ce livre comporte une table des matières dynamique, a été relu et corrigé.«La Peur»: Irène, une femme de trente ans qui, pour échapper à lennui dune vie conjugale sans surprise, a noué une liaison avec un jeune pianiste, se trouve soumise à unMoreCe livre comporte une table des matières dynamique, a été relu et corrigé.«La Peur»: Irène, une femme de trente ans qui, pour échapper à lennui dune vie conjugale sans surprise, a noué une liaison avec un jeune pianiste, se trouve soumise à un chantage qui lui offre comme alternative· laveu ou la peur dêtre découverte. Une des nouvelles les plus connues de lauteur, fondée sur la montée de langoisse, épurée, efficace, noire comme les meilleurs romans du genre. - «Révélation inattendue dun métier»: Lauteur, arrivant à Paris, au cours dune flânerie, observe un homme qui retient particulièrement son attention. Zweig nous dresse le portrait dun pickpocket et tout son art de portraitiste se révèle.Extrait: Lorsque Irène quitta l’appartement de son amant et descendit l’escalier, cette peur irraisonnée s’empara d’elle à nouveau, tout à coup. Une forme noire se mit soudain à tourbillonner devant ses yeux comme une toupie, une affreuse raideur paralysa ses genoux, et elle fut obligée de se retenir très vite à la rampe pour ne pas tomber brutalement en avant. Ce n’était pas la première fois qu’elle osait prendre le risque de venir ici, et cette terreur soudaine ne lui était pas du tout inconnue - elle avait beau lutter de tout son être, chaque fois qu’elle repartait elle succombait à ces accès de peur absurdes et ridicules. Aller au rendez-vous était beaucoup plus aisé. Elle faisait arrêter la voiture au coin de la rue et, sans lever les yeux, franchissait très vite les quelques mètres qui la séparaient de la porte cochère - puis elle montait à la hâte les marches de l’escalier, sachant qu’il l’attendait déjà derrière la porte, prêt à ouvrir. Cette première angoisse, à laquelle se mêlait cependant une brûlante impatience, se dissipait dans l’étreinte passionnée des retrouvailles. Mais ensuite, quand elle s’apprêtait à rentrer chez elle, c’était un frisson différent, une mystérieuse terreur, confusément liée cette fois à l’horreur de la faute commise et à cette illusion absurde que, dans la rue, chaque regard étranger pouvait, en la regardant, deviner d’où elle venait, et adresser un sourire insolent à son désarroi. Les dernières minutes passées auprès de lui